Dans la famille Agde, péripéties périphériques…

Dans la famille Agde, péripéties périphériques…

Alors que Monsieur l’Œil s’adapte à la situation, attaquant dés 6h du matin pendant que mademoiselle dort… Madame profite de cet “espace-temps” pour gribouiller, scribouiller et compiler humeurs et anecdotes glanées ici et là…au delà de sa clôture, des écrans et des discussions familiales…

Le loup est toujours là nous a-t-on confirmé hier et, pour la sécurité de tous, nous prolongeons l’entracte dans nos vies pendant encore un mois. Comment laisser place à un temps de pause quand, dans le fond, on a l’impression d’être en arrêt sur image ? La population passée en mode récréation a su s’organiser durant les dernières semaines et nous avons vu germer, outre les bulbes dans nos potagers, des idées cocasses, drôles et parfois géniales… Ici le grand Tom donnant un concert en direct depuis sa salle de bain, là des tourterelles nichant au creux du retro-viseur d’une voiture immobilisée, ou encore les cousinades, désormais en visio (enfin écourtées avec l’excuse d’une mauvaise connexion).. Une question se pose toutefois, comment serons-nous une fois adaptés à cette nouvelle vie ?

Pour monsieur et madame Huile de Coude ce qui compte à présent c’est répondre à LA question : le temps va-t-il leur permettre d’aller dehors aujourd’hui ? Les enfants sont des piles qui se rechargent au temps passé devant les écrans et, bien souvent, il y a surchauffe… Certes l’habitation est grande mais  la petite terrasse est devenue un exutoire, jardin extraordinaire où l’on se défoule régulièrement… Plus bas dans la rue, des amis voisins préparent une grillade dans leur jardin, on renifle l’odeur depuis la terrasse, puis le “cling” caractéristique d’un nouveau message et quelques photos de viandes prêtes à cuire partagées sur un fil de discussion et c’est le drame… Madame en fait une déclaration de guerre virtuelle ! Jamais des clichés de côtelettes n’auront suscité autant d’indignation…

Madame l’Œil observe la situation, elle a l’impression d’être dans un film de Jacques Tati, plein de petits scenarii burlesques qui s’imbriquent les uns aux autres dans un décor toutefois immobile… les aventures du temps suspendu, en somme.

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